Devenir membre

s’impliquer dans notre garde-manger collectif

À l’instar de l’agroécologie qui valorise la biodiversité, les symbioses et l’équilibre pour assurer la santé des écosystèmes, l’économie sociale stimule les dynamiques de collaboration, de confiance et de solidarité (plutôt que la compétition, la méfiance et les rapports de force du modèle capitaliste dominant) pour favoriser l’équilibre entre le bien-être individuel et collectif.
La Ferme aux petits oignons s’est transformée en coopérative de solidarité afin de mobiliser la communauté locale aux côtés de ceux et celles qui soutiennent au quotidien notre mission à portée collective: protéger notre garde-manger collectif, accroître notre résilience alimentaire tout en prenant soin de la terre et de la communauté!

Petite historique du projet

La Ferme aux petits oignons a toujours été reconnue pour ses diverses innovations (accès à la terre, cultures innovantes, formule de paniers au choix, etc.). Dans cette continuité, la création d’une coopérative de solidarité s’inscrit dans une démarche d’innovation sociale visant à proposer un modèle répondant à plusieurs problématiques du secteur agricole (résilience, relève, rétention de personnel, durabilité, pérennité, etc.). Cette coopérative sera composée de membres travailleurs, dont Véronique qui a fondé la ferme et qui reste très activement impliquée et plusieurs membres de l’équipe qui travaillent à la ferme ou au marché-bistro depuis plusieurs années. Elle sera composée de membres de solidarité intéressés à soutenir sa mission et à y participer, que ce soit par une implication bénévole, financière ou symbolique. L’objectif est que la ferme appartienne à une communauté de membres qui soutient sa mission non lucrative, qu’elle soit gérée par et pour ses membres.

Pourquoi une coopérative de solidarité à but non lucratif?

  • Assurer la pérennité de la ferme: Le taux de survie des entreprises collectives est beaucoup plus élevé que celui des entreprises privées dans le secteur agricole (53% au lieu de 20% après 10 ans). Plusieurs entreprises ne survivent pas au départ/décès/maladie/séparation de leur(s) dirigeant(s). En répartissant les responsabilités à travers les membres travailleurs et l’implication d’une communauté de membres de soutien, l’entreprise devient ainsi moins vulnérable et peut continuer à remplir sa mission sur plusieurs générations.

 

  • Donner le pouvoir à la communauté : Par son fonctionnement démocratique, la structure coopérative permet de mieux prendre en considération les besoins de sa communauté et de trouver des solutions répondant aux besoins individuels et collectifs en cohérence avec sa mission.

 

  • Valoriser le travail agricole : Si on veut nourrir la communauté, ça prend des fermiers.ères pour prendre soin de la terre. La coopérative vise aussi à améliorer les conditions de travail qui sont parmi les moins attractives, tous secteurs confondus. Pour assurer la pérennité de la ferme, il faut aussi pérenniser les emplois des professionnels de l’agriculture qui participent aussi à la vie de notre communauté (notamment par les retombées économiques de leurs salaires et par l’occupation dynamique du territoire).

 

  • Impliquer la communauté: La protection des terres agricoles par une agriculture écologique, régénératrice et résiliente est un enjeu collectif qui devrait être porté par les communautés locales puisqu’il est question de leur bien-être et de leur avenir. Les modèles traditionnels d’entreprises basés sur les lois du marchés orientent l’agriculture vers des pratiques qui vont à l’encontre de cet enjeu collectif afin de maximiser les profits des compagnies de distribution alimentaire ou de fournisseurs d’intrants agricoles.

 

  • Combiner une mission nourricière, sociale et écologique:  Il est impossible de concilier respect des travailleurs et de l’environnement, accessibilité d’aliments sains bio, produits localement et profits! De part sa mission, la coopérative est donc à but non lucratif. Tous les surplus servent à améliorer nos pratiques pour les rendre plus écologiques et à collaborer avec les organismes communautaires afin de nourrir sainement notre communauté, incluant les personnes dans le besoin. 

 

  • Innover en matière de financement: Par l’investissement de la communauté dans la coopérative, l’objectif est que la ferme appartienne de plus en plus à la communauté et de moins en moins à la banque. Les économies en intérêts payés sur la dette pourront alors être investies dans la mission (plutôt que de contribuer aux profits des banques).

Comment s’impliquer?

  • En devenant membre de soutien. Vous devenez en quelque sorte copropriétaire de la ferme et vous pouvez participer à la vie démocratique de la coop. Le rôle du membre de soutien est de soutenir la mission, par un apport en argent, en temps, en expertise, etc. Le montant de la part de qualification est de 1000$ (il s’agit d’un placement et non d’un don, ni d’un frais récurrent).  (campagne de recrutement à venir)
  • Par le bénévolat. Que ce soit en aidant dans les champs, à la transformation pour contrer le gaspillage, à la distribution des paniers, en marketing, en graphisme, aménagement paysager, entretien de bâtiment, etc. C’est mettre son temps et son talent au service d’une mission qui vous tient à cœur!
  • Par l’investissement solidaire. En investissant dans des parts privilégiées, vous placez votre argent là où il a un impact concret et direct dans votre communauté. C’est un investissement à haut rendement social et environnemental! (campagne de financement à venir)
  • Par des dons. Tous les dons en argent ou en nature contribuent aussi à soutenir la mission.  (campagne de socio-financement à venir)
  • En devenant membre travailleur. Au lieu de partir de sa propre ferme ou d’être simplement employé.e d’une autre ferme, il est possible d’être à la fois travailleur.euse et copropriétaire de la ferme, de participer à la vie démocratique et à la co-gestion des opérations. En mettant en commun nos ressources, nos talents respectifs et complémentaires, on peut accomplir de grands projets qu’il serait impossible d’accomplir seuls. Le membre travailleur a aussi une part de qualification à payer, laquelle peut être prélevée sur le salaire sur une période qui peut aller jusqu’à 18 mois. Pour être membre, il faut passer à travers le processus d’embauche et travailler un minimum de 120 jours avant de demander à devenir membre.

Autres questions?

Faudra-t-il être membre pour pouvoir s’abonner aux paniers bio? Non, ce n’est pas une coopérative de consommateurs. Il n’est pas nécessaire d’être membre pour consommer les bons produits de la Ferme aux petits oignons.

Peut-on s’impliquer sans être membre (par exemple si on n’a pas 1000$ pour payer la part de qualification)? Oui, le bénévolat est une autre belle façon de contribuer concrètement à la mission de la coop. Écrivez-nous à info@fermeauxpetitsoignons.org pour offrir votre aide, quelle qu’elle soit.

Comment être informé des prochaines étapes de ce beau projet coop? Entrez votre adresse courriel ci-dessous pour faire partie de notre liste d’envoi pour les informations concernant la coopérative.

Notre projet vous intéresse? Abonnez-vous à notre liste d’envoi!

Ferme aux petits oignons, 515 chemin de Brébeuf, Mont-Tremblant, J8E 2E1, info@fermeauxpetitsoignons.org | ecrire à la Ferme aux petits oignons